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Recruter à l’ère du “clic facile” : quand LinkedIn inonde… et que la valeur se déplace


Aujourd’hui, candidater est devenu ridiculement simple.

Un clic. Deux champs. Un CV. Terminé.


Résultat : beaucoup d'offres LinkedIn dépassent 100 candidatures en quelques jours.

Et côté RH, la promesse “plus de candidats” se transforme souvent en réalité : plus de tri, plus de bruit, plus de risque.


La question n’est donc plus : “comment générer des candidatures ?”

La question devient : qu’est-ce qu’on fait de cette masse… et comment on évite de confondre volume et valeur ?



1) Le paradoxe : plus il y a de candidatures, plus la décision devient difficile


Quand vous recevez 150 CV, vous n’avez pas 150 options.

Vous avez :


  • 150 documents hétérogènes,

  • des candidatures “au hasard” (le clic est facile),

  • des profils pas toujours alignés,

  • et une pression immédiate : “il faut répondre, trier, avancer”.


Deux risques apparaissent :


  1. le tri rapide (au feeling, au mot-clé, au diplôme)

  2. le tri automatisé (IA / scoring), avec une question de fond : sur quels critères ? avec quelle traçabilité ? quelle conformité ?


Là où ça devient sensible : si l’on automatise sans gouvernance, on peut gagner du temps… au prix d’une fragilisation juridique et réputationnelle (biais, discrimination indirecte, manque d’explication, expérience candidat...)


2) La vraie question : est-ce encore la bonne stratégie de “poster une offre” ?


Poster une offre LinkedIn reste utile pour la visibilité. Mais dans beaucoup de cas, cela produit surtout :


  • une masse,

  • et un tri.


Ce qui manque souvent, ce n’est pas “plus de candidats”.

C’est plus de pertinence.


Et il y a une réalité que l’on oublie : les meilleurs profils ne postulent pas toujours (Surtout dans les contextes d'incertitudes que nous connaissons).


Ils sont souvent :

  • déjà en poste,

  • pas en recherche active,

  • et surtout : ils ne bougent pas pour un intitulé. Ils bougent pour une histoire crédible.


3) LinkedIn Recruiter “dans toutes les mains” : bonne idée… si on apporte de la valeur


Sans méthode et sans vraie valeur ajoutée humaine, on peut vite dégrader l’expérience candidat… et l’image de l’entreprise.


Je l’ai vécu moi-même.


J’ai été approché pour une opportunité.

Premier interlocuteur : on me présente le poste comme la direction d’une division d’une quinzaine de personnes.

Deuxième interlocuteur : le périmètre passe à 4 ou 6 personnes.

Puis le décideur m’explique finalement que je vais démarrer seul.


Petit détail : cela venait d’un cabinet de recrutement. Ce qui, en théorie, est censé être un gage de qualité de cadrage et de cohérence dans l’approche.


Dans ce type de situation, le problème n’est pas l’outil.

Le problème, c’est l’usage qu’on en fait : approche de masse, compréhension partielle du besoin et discours qui évolue au fil des échanges.


Résultat : une crédibilité qui s’effrite, une relation qui se refroidit et une expérience candidat contre-productive pour l’entreprise.


LinkedIn Recruiter est un très bon outil de détection.

Mais sans brief solide, sans compréhension réelle du contexte, sans alignement entre les interlocuteurs et sans exigence dans l’approche, on ne recrute pas : on abîme la relation dès les premiers contacts.


LinkedIn est un radar.

Mais sans méthode et sans posture, on ne fait que pousser des profils.


Or on n’a pas besoin de CV.

On a besoin d’opportunités de réussite.


4) Là où se déplace la valeur ajoutée du recruteur (et où la machine ne remplacera pas)


La Valeur du recruteur, aujourd’hui, n’est plus simplement d’avoir accès à des profils.


Elle est d’apporter ce que ni l’IA ni les plateformes ne produisent seules : créer du lien et l’envie d’échanger, comprendre ce qui ne se voit pas immédiatement, lire un contexte, donner du relief à une opportunité, conseiller avec justesse et maintenir une relation de qualité tout au long du process.


Et surtout, c’est savoir intéresser des profils qui ne cherchent pas activement, qui ne cliqueront pas sur “postuler”, mais qui peuvent bouger si l’approche est crédible, le contexte bien compris et l’échange réellement utile.


C’est là que se joue la différence.


Human Insight. Real Impact.




5) Externaliser : pas pour “sourcer”, mais pour gagner du temps

utile

(si et seulement si le cabinet apporte de la valeur)



Dans ce contexte, externaliser peut être un vrai levier… à une condition :

que le cabinet ne soit pas un simple producteur de CV, mais un créateur de pertinence.


Ce qu’un cabinet de recrutement doit apporter :


  • un brief co-construit avec l’opérationnel (sinon recrutement à l’aveugle),

  • un tri qualifié (pas une masse),

  • une approche candidate maîtrisée (discours, cohérence, transparence),

  • des retours marché exploitables,

  • des shortlist argumentées (hard + soft + risques + leviers),

  • un parcours candidat propre (feedback, respect, relation).


Sinon, on externalise juste le bruit.


C’est exactement ce que nous travaillons dans nos formations :

comment apporter de la valeur dans un monde où tout le monde peut “cliquer” et “sourcer”.


  • approcher un candidat avec pertinence,

  • identifier ses leviers de motivation au-delà des compétences,

  • conseiller et projeter,

  • construire un parcours candidat cohérent (y compris le refus),

  • et savoir détecter et convaincre les profils non-demandeurs.



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